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Comment réduire les frais d’acquisition lors d’un achat immobilier

1. Que comprennent réellement les frais d’acquisition ?

 

Contrairement à ce que le nom suggère, les “frais de notaire” ne vont pas (ou très peu) au notaire lui-même. Ces frais regroupent :

 

  • Les droits de mutation (taxes perçues par l’État et les collectivités),
  • Les émoluments du notaire (sa rémunération réglementée),
  • Les débours (frais avancés par le notaire pour les documents et formalités).

 

Dans l’ancien, ils représentent généralement 7 à 8 % du prix de vente. Dans le neuf, on tourne plutôt autour de 2 à 3 %.

 

 

2. Réduire les frais grâce à l’inventaire du mobilier

 

Un moyen simple et légal de réduire la base de calcul des frais : distinguer le prix du bien immobilier du prix des meubles ou équipements vendus avec.

 

Par exemple, si vous achetez un bien à 300 000 € et qu’il inclut pour 10 000 € de mobilier (table, électroménager, canapé…), les frais d’acquisition ne seront calculés que sur 290 000 €.

 

En pratique : cela peut vous faire économiser entre 700 et 800 €, rien qu’en listant précisément les meubles inclus dans la vente.

 

 

3. Attention : règles à respecter pour éviter les ennuis

 

Pour que cette déduction soit acceptée par l’administration fiscale, certaines conditions doivent être remplies :

 

 

Ce que vous ne pouvez PAS déduire :

 

  • Les éléments immobiliers par nature ou fixes :
    - évier, lavabo, cuisine construite “en dur”,
    - placards intégrés au mur,
    - cheminée, baignoire, radiateurs fixés…
  • Les meubles surévalués ou non justifiés.

 

 

Ce que vous POUVEZ déduire :

 

  • Les meubles meublants (canapé, lit, table, chaises, commode…),
  • L’électroménager mobile (réfrigérateur, micro-ondes, lave-linge…),
  • Les luminaires non fixés, rideaux, miroirs, éléments de déco amovibles.

 

 

Et surtout : le montant total du mobilier ne doit pas excéder 5 % du prix de vente du bien.

Au-delà de ce seuil, l’administration peut considérer qu’une partie de la valeur est fictive et requalifier la base des droits, avec redressement à la clé.

 

Bon à savoir : le mobilier doit être listé dans une annexe à l’acte de vente, avec une estimation réaliste de chaque élément.

 

 

 

4. En résumé

 

  • Les frais d’acquisition ne sont pas figés,
  • Un inventaire de mobilier peut réduire légalement la base taxable,
  • Mais attention : pas plus de 5 % du prix du bien, et uniquement pour les meubles meublants et détachables.

 

Besoin d’aide pour rédiger un inventaire conforme ou estimer correctement la valeur du mobilier dans une vente ?

Notre équipe est là pour vous conseiller.

 

 

 

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